et Musée de l'Ordre de Malte

Musée de l'Ordre de Malta

L’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, connu successivement sous le nom de « Ordre de Rhodes », puis de « Ordre de Malte », a été fondé en 1090 par un Provençal, originaire de Martigues, nommé Gérard. Cette fondation fut approuvée par le pape Pascal II, dans une bulle de 1113. À ses débuts, cet ordre n’avait d’autre but que de servir les pauvres et les malades parmi les pèlerins venus d’Europe prier sur le tombeau du Christ à Jérusalem. Très rapidement le besoin se fit sentir de prendre les armes pour défendre les hospitalisés chrétiens contre les musulmans, puis tout naturellement d’hospitalier l’Ordre devint alors aussi militaire.

Ce sont deux aspects que l’on retrouve tout au long des siècles de son histoire et dans ses possessions successives de Terre sainte (1187-1291), de Chypre (1291-1310), de Rhodes (1310-1522), de Malte (1530-1798). Le récit des actes héroïques de l’Ordre brandissant le drapeau de la Religion dans sa lutte contre l’Infidèle fait partie de l’Histoire.

Souverain de Rhodes pendant 210 ans, puis de Malte pendant 268 années, l’Ordre a conservé de nos jours une souve- raineté morale reconnue par un grand nombre de pays. Sur les 78 grands maîtres que l’Ordre compte, la moitié d’entre eux fut des Français. Jusqu’à la Révolution, c’est la France qui lui fournit le plus grand nombre de Chevaliers. De nombreuses commanderies en France témoignent de la présence sur notre territoire des membres de l’Ordre.

Chassé de Malte par Bonaparte, l’Ordre erra pendant de nom- breuses années avant d’aller se fixer dans la Ville Éternelle, au siège du grand prieuré de Rome où il se trouve encore.

L’activité de l’Ordre est la charité sous toutes ses formes, notamment l’aide aux lépreux, aux handicapés, aux victimes de guerres ou de catastrophes naturelles, parallèlement à une activité diplomatique internationale qui s’intensifie année après année.